et celui-ci plus récent :
http://parfum-de-chine.over-blog.com/
Le sapin de noyel 2005 est arrivé ! Le voici tout fraîchement garnit de ses quelques boules et guirlandes, c’est vraiment une période agréable, ça décore très bien l’appartement pendant 1 mois, mais après c’est triste quand il faut s’en débarrasser…

Note : on ne devrait plus appeler ça un sapin, car les arbres de noël qu’on nous vend aujourd’hui sont tous du genre épicéa, et non sapin qui est en fait très marginal parmi les conifères en France.

Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l'humanité, sont aujourd'hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation.
En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fut introduite dans le lac Victoria à titre d'expérience scientifique. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l'énorme poisson est exportée avec succès dans tout l'hémisphère nord.
Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, industriels et commissaires européens y sont les acteurs d'un drame qui dépasse les frontières du pays africain. Dans le ciel, en effet, d'immenses avions-cargos de l'ex-URSS forment un ballet incessant au-dessus du lac, ouvrant ainsi la porte à un tout autre commerce vers le sud : celui des armes.

Commentaires :
C’est vraiment un film saisissant qui met en scène les désastres écologiques et humains du commerce Nord-sud et toutes ses dérives. Même si les rapprochements sont faciles entre un pays qui s’ouvre de famine et le commerce d’exportation de la perche du Nil vers l’Europe, ça n’en reste pas moins vrai.
On sort de se film en se disant que le monde ne tourne vraiment pas rond, et que les hommes devraient regarder autour d’eux plutôt que les lois du marché… La dure réalité du monde actuel…

HARBIN, Chine (AP) - Une nappe de benzène hautement toxique s'écoulait jeudi dans la ville chinoise de Harbin dans le nord-est du pays, où les autorités ont commencé à creuser une centaine de puits pour approvisionner les habitants, privée d'eau potable après la fermeture du réseau d'adduction municipal.
L'immense nappe de pollution, longue de 80km sur le fleuve Songhua, est entrée vers trois heures du matin dans cette cité de 3,8 millions d'habitants, qu'elle devrait mettre une quarantaine d'heures à traverser. Les médias officiels ont prévenu la population que les toxines contenues dans l'eau polluée étaient hautement cancérigènes.
"Après son passage, nous devrons faire des efforts pour désinfecter l'eau", a déclaré Shi Zhongxin, directeur du service municipal des eaux, sans autre précisions.
En Russie voisine, l'inquiétude grandissait parmi la population de la ville-frontière de Khabarovsk, située environ 700km en aval sur le fleuve, appelé Soungari en russe, un affluent du fleuve Amour.
Mardi, la capitale de l'ancienne Mandchourie avait décidé de fermer son système d'alimentation d'eau après qu'une pollution due au benzène -consécutive à une explosion dans une usine chimique dans la ville voisine de Jilin- eut été signalée dans le fleuve qui approvisionne Harbin en eau potable.
L'annonce de cette fermeture a déclenché la panique dans la population, les habitants se précipitant pour remplir baignoires, éviers et récipients, et stockant bouteilles d'eau et autres boissons. Les responsables municipaux ont imposé un blocage des prix pour éviter les abus.
Le 13 novembre, l'explosion dans l'usine de Jilin (200km au sud-est de Harbin) avait fait cinq morts, entraîné l'évacuation de 10.000 personnes et provoqué la fuite dans la rivière de quantités importantes de benzène. L'usine est gérée par la China National Petroleum, principale compagnie pétrolière du pays, désormais montrée du doigt par les autorités régionales.
Jeudi, à Harbin, on a commencé à creuser une centaine de puits afin d'extraire 80 millions de litres d'eau par jour, selon Zhang Dingbang, secrétaire adjoint du gouvernement municipal, cité par l'agence officielle Chine nouvelle.
Aussi muet qu'à son habitude en matière de catastrophes, le gouvernement central aura mis plus de dix jours à confirmer, mercredi, que cette coupure d'eau à l'échelle d'une ville était la conséquence d'un "incident majeur de pollution de l'eau". Les autorités locales l'avaient elles révélé auparavant mais Pékin se gardait de tout commentaire.
Des quantités massives de benzène peuvent entraîner des leucémies, selon Zhang Lanying, directeur de l'Institut sur l'environnement et les ressources naturelles de l'Université de Jilin. A court terme, l'exposition au benzène peut déclencher des vertiges, des malaises et évanouissements.
Si les autorités de la protection de l'Environnement affirment que les responsabilités devront être clairement établies, elles ne fournissent en revanche aucune précision sur la gestion de ce qui est désormais reconnu comme une catastrophe.
Cherchant à rassurer la partie russe, inquiète du manque de transparence des Chinois, le porte-parole de la diplomatie Liu Jianchao a expliqué jeudi que l'ambassade de Russie avait été informée à deux reprises. "La Chine attache une grande importance à l'impact potentiel et aux dommages causés par la pollution chez notre voisin", a-t-il déclaré.
Selon Zhang Lanying, la nappe toxique mettra encore 14 jours à atteindre la Russie, et il n'y a donc pas déficit d'information côté chinois. Mais ce n'est pas l'avis d'un responsable russe à Khabarovsk: "Malheureusement, les Chinois n'ont pour l'instant pas publié toutes les informations sur les produits chimiques dans le Soungari, ni leur quantité", a déploré Ivan Sytch, responsable régional du Département de la défense civile et des situations d'urgence.
D'une manière plus générale, la catastrophe vient mettre en lumière la précarité des ressources en eau de la Chine. Et ce alors que le pays tente de répondre à la demande tant de sa population, forte de 1,3 milliards de personnes, que d'une industrie en plein boom, qui pollue sans retenue air et cours d'eau.
La Chine est l'un des pays où la quantité d'eau par personne est la plus faible au monde. Des centaines de villes connaissent des pénuries régulières, tant pour ce qui est de l'eau potable que de l'eau utilisée à des fins industrielles. Dans les zones rurales, des manifestations fréquentes dénoncent l'épuisement des ressources en eau et la pollution des rivières, avec ses conséquences sur l'agriculture. AP

