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Mardi 21 février 2006
Bonjour à tous, et désolé pour le retard dans mes articles, mais cela fait maintenant 2 semaines que je suis installé en Chine avec mon amie pour 6 mois afin de commencer à apprendre le Chinois, alors si vous voulez suivre mes aventures, allez sur ce blog spécialement dédié :

http://six-mois-en-chine.over-blog.com/
et celui-ci plus récent :
http://parfum-de-chine.over-blog.com/


par Laurent Bague publié dans : Actualités
Lundi 5 décembre 2005

Le sapin de noyel 2005 est arrivé ! Le voici tout fraîchement garnit de ses quelques boules et guirlandes, c’est vraiment une période agréable, ça décore très bien l’appartement pendant 1 mois, mais après c’est triste quand il faut s’en débarrasser…

Mais ce n’est pas une fatalité, car pendant le mois de décembre, IKEA propose des sapins de noyel Nordman à 18€. Bon vous allez dire, ce n’est pas très intéressant, et même si je n’aime pas trop faire de pub, là au moins vous avez une bonne raison de vous réjouir de vous débarrasser du sapin après les fêtes. Car quand vous ramenez votre sapin en magasin, ils vous donnent 17€ en bon d’achat et reversent 2€ à l’Office National des Forets, intéressant non ? En plus votre sapin sera recyclé en compost, par contre il ne faut pas y aller exprès en voiture car ce serait une contre productivité en matière de protection de l’environnement.
 
Ensuite il faut acheter l’indispensable sac à sapin biodégradable (nouveauté 2005) qui ne coûte que 5€ et dont 1,3€ est reversé à Handicap International.

Note : on ne devrait plus appeler ça un sapin, car les arbres de noël qu’on nous vend aujourd’hui sont tous du genre épicéa, et non sapin qui est en fait très marginal parmi les conifères en France.

 

par Laurent Bague publié dans : Actualités
Dimanche 4 décembre 2005
Synopsis :

Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l'humanité, sont aujourd'hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation.


En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fut introduite dans le lac Victoria à titre d'expérience scientifique. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l'énorme poisson est exportée avec succès dans tout l'hémisphère nord.


Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, industriels et commissaires européens y sont les acteurs d'un drame qui dépasse les frontières du pays africain. Dans le ciel, en effet, d'immenses avions-cargos de l'ex-URSS forment un ballet incessant au-dessus du lac, ouvrant ainsi la porte à un tout autre commerce vers le sud : celui des armes.

 

Commentaires :

C’est vraiment un film saisissant qui met en scène les désastres écologiques et humains du commerce Nord-sud et toutes ses dérives. Même si les rapprochements sont faciles entre un pays qui s’ouvre de famine et le commerce d’exportation de la perche du Nil vers l’Europe, ça n’en reste pas moins vrai.

On sort de se film en se disant que le monde ne tourne vraiment pas rond, et que les hommes devraient regarder autour d’eux plutôt que les lois du marché… La dure réalité du monde actuel…

 A voir absolument.
 
Note : Le geste du consommateur responsable dans ce cas est de ne plus acheter de la perche qui vient du Lac Victoria (La provenance est obligatoire maintenant sur les étiquettes). Cela aura pour conséquence un effondrement du marché de l’exportation, et le poisson reviendra aux populations locales souffrant de famine car il sera à un prix abordable. C’est un geste que tout le monde peut faire, et c’est bien plus efficace que d’attendre des décisions politiques, la loi du marché est impitoyable ! Comme disait Coluche : « Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’en achète plus, pour que ça se vende pas ! »
 
par Laurent Bague publié dans : Actualités
Samedi 3 décembre 2005

Vous avez sans doute déjà vu cette carte, elle est tirée de la chaine CNN, durant "the french riots" il y a 2 semaines. A part le fait qu'ils n'aient pas d'autre ressources cartographiques que le logiciel Google Earth, en même temps ça peut se comprendre, c'est une chaine qui n'a pas beaucoup de moyens... Le pire est qu'ils n'ont même pas pris la peine de zoomer un peu, parce que ce qui est bien avec Google Earth, c'est que les villes apparaissent au bon endroit sur la carte! Cela éviterait que Toulouse se retrouve dans le tyrol... Sans commentaires...
par Laurent Bague publié dans : Actualités
Jeudi 24 novembre 2005
Un grave accident chimique s'est produit dans le Nord de la Chine, provoquant un immense nuage de benzène hautement toxique se déplacant vers de grandes villes. Comme toujours les autorités sont restés très discrètes sur cet accident, on ne peut pas s'empecher de penser à l'accident de Bhopal en Inde il y a près de 20 ans.

HARBIN, Chine (AP) - Une nappe de benzène hautement toxique s'écoulait jeudi dans la ville chinoise de Harbin dans le nord-est du pays, où les autorités ont commencé à creuser une centaine de puits pour approvisionner les habitants, privée d'eau potable après la fermeture du réseau d'adduction municipal.

L'immense nappe de pollution, longue de 80km sur le fleuve Songhua, est entrée vers trois heures du matin dans cette cité de 3,8 millions d'habitants, qu'elle devrait mettre une quarantaine d'heures à traverser. Les médias officiels ont prévenu la population que les toxines contenues dans l'eau polluée étaient hautement cancérigènes.

"Après son passage, nous devrons faire des efforts pour désinfecter l'eau", a déclaré Shi Zhongxin, directeur du service municipal des eaux, sans autre précisions.

En Russie voisine, l'inquiétude grandissait parmi la population de la ville-frontière de Khabarovsk, située environ 700km en aval sur le fleuve, appelé Soungari en russe, un affluent du fleuve Amour.

Mardi, la capitale de l'ancienne Mandchourie avait décidé de fermer son système d'alimentation d'eau après qu'une pollution due au benzène -consécutive à une explosion dans une usine chimique dans la ville voisine de Jilin- eut été signalée dans le fleuve qui approvisionne Harbin en eau potable.

L'annonce de cette fermeture a déclenché la panique dans la population, les habitants se précipitant pour remplir baignoires, éviers et récipients, et stockant bouteilles d'eau et autres boissons. Les responsables municipaux ont imposé un blocage des prix pour éviter les abus.

Le 13 novembre, l'explosion dans l'usine de Jilin (200km au sud-est de Harbin) avait fait cinq morts, entraîné l'évacuation de 10.000 personnes et provoqué la fuite dans la rivière de quantités importantes de benzène. L'usine est gérée par la China National Petroleum, principale compagnie pétrolière du pays, désormais montrée du doigt par les autorités régionales.

Jeudi, à Harbin, on a commencé à creuser une centaine de puits afin d'extraire 80 millions de litres d'eau par jour, selon Zhang Dingbang, secrétaire adjoint du gouvernement municipal, cité par l'agence officielle Chine nouvelle.

Aussi muet qu'à son habitude en matière de catastrophes, le gouvernement central aura mis plus de dix jours à confirmer, mercredi, que cette coupure d'eau à l'échelle d'une ville était la conséquence d'un "incident majeur de pollution de l'eau". Les autorités locales l'avaient elles révélé auparavant mais Pékin se gardait de tout commentaire.

Des quantités massives de benzène peuvent entraîner des leucémies, selon Zhang Lanying, directeur de l'Institut sur l'environnement et les ressources naturelles de l'Université de Jilin. A court terme, l'exposition au benzène peut déclencher des vertiges, des malaises et évanouissements.

Si les autorités de la protection de l'Environnement affirment que les responsabilités devront être clairement établies, elles ne fournissent en revanche aucune précision sur la gestion de ce qui est désormais reconnu comme une catastrophe.

Cherchant à rassurer la partie russe, inquiète du manque de transparence des Chinois, le porte-parole de la diplomatie Liu Jianchao a expliqué jeudi que l'ambassade de Russie avait été informée à deux reprises. "La Chine attache une grande importance à l'impact potentiel et aux dommages causés par la pollution chez notre voisin", a-t-il déclaré.

Selon Zhang Lanying, la nappe toxique mettra encore 14 jours à atteindre la Russie, et il n'y a donc pas déficit d'information côté chinois. Mais ce n'est pas l'avis d'un responsable russe à Khabarovsk: "Malheureusement, les Chinois n'ont pour l'instant pas publié toutes les informations sur les produits chimiques dans le Soungari, ni leur quantité", a déploré Ivan Sytch, responsable régional du Département de la défense civile et des situations d'urgence.

D'une manière plus générale, la catastrophe vient mettre en lumière la précarité des ressources en eau de la Chine. Et ce alors que le pays tente de répondre à la demande tant de sa population, forte de 1,3 milliards de personnes, que d'une industrie en plein boom, qui pollue sans retenue air et cours d'eau.

La Chine est l'un des pays où la quantité d'eau par personne est la plus faible au monde. Des centaines de villes connaissent des pénuries régulières, tant pour ce qui est de l'eau potable que de l'eau utilisée à des fins industrielles. Dans les zones rurales, des manifestations fréquentes dénoncent l'épuisement des ressources en eau et la pollution des rivières, avec ses conséquences sur l'agriculture. AP


par Laurent Bague publié dans : Actualités
 

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