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Jeudi 27 octobre 2005

L’excision est dénoncée et parfois punie par la justice dans plus en plus de pays africains. Pourtant, elle ne s’arrête pas. Mais à qui la faute ? A l’occasion du Forum des communicateurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest sur les violences faites aux femmes qui se déroule au Burkina Faso, Afrik.com a interrogé les participants de la manifestation, mais aussi la rue ouagalaise.

 

Comme toutes les traditions, l’excision a la vie dure. Les pays où cette coutume perdure se mobilisent de plus en plus pour dénoncer et réprimer la coutume très répandue en Afrique qui consiste en l’amputation d’une partie du sexe de la femme. Comment expliquer alors que l’éradication soit si difficile à atteindre ? A l’occasion du Forum des communicateurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest sur les violences faites aux femmes, organisé par l’Agence de la Francophonie à Ouagadougou (Burkina Faso), Afrik.com a demandé l’avis des participants de l’événement et de la rue ouagalaise.

 
Bakari, Burkinabé, 62 ans

« Il faut pousser la sensibilisation »

« Si l’excision continue, c’est parce que la sensibilisation n’est pas assez poussée. Avec une bonne stratégie, tu peux convaincre six personnes sur dix et peu à peu l’excision va finir. Mais pour convaincre les gens, il ne faut pas parler avec un gros cœur. Il ne faut pas non plus bousculer les gens en parlant avec force parce que les Africains n’aiment pas que l’on leur impose des choses. La bonne méthode est d’agir doucement. Avec les anciens qui ne veulent pas comprendre, il faut être très malin et leur expliquer qu’il faut compter avec l’évolution. »

 
Kadidia, Malienne, 60 ans

« C’est uniquement la faute des femmes »

« Arrêtons de nous cacher derrière les hommes (qui bien souvent ne sont même pas au courant que leurs filles ont été excisées), les marabouts et le gouvernement. Si l’excision continue, c’est à cause des femmes. Qui les amène chez l’exciseuse ? La mère, la belle-mère, la grand-mère. Qui excise ? Une femme. Les femmes sont au centre, sans s’en rendre compte, de cette pratique. Ce sont elles qui donnent son activité à l’exciseuse. Car si la femme n’amène pas sa fille, l’exciseuse n’ira pas la chercher. Quand la femme aura compris qu’elle est victime de cette tradition dont elle n’arrive pas à se débarrasser, elle se mobilisera et luttera contre la pratique. Elles sont les seules à pouvoir y mettre fin et à sauver leurs filles. »

 

Ousmane, Burkinabé, 28 ans

« Si les autorités sanctionnaient sévèrement les récidivistes, il y aurait un effet dissuasif »

« C’est surtout à cause des autorités que l’excision ne recule pas. Elle ne sanctionne pas assez sévèrement les récidivistes, compte tenu de la gravité de leur crime. Récemment, une exciseuse multi-récidiviste a été condamné ici à trois en de prison ferme. Cette condamnation va servir d’exemple et dissuader les autres. Mais le gouvernement se réveille un peu tard car s’ils avait agit ainsi dès le départ, beaucoup auraient pleinement compris conscience du mal que fait cette pratique.

 

  Yaya Fanta, Ivoirienne, 50 ans

« Certains intellectuels véhiculent un message dangereux »

« Un jour, la présidente d’un organisation non gouvernementale très connue qui milite pour la promotion de la femme et spécialisée dans la santé m’a dit que l’excision est une bonne pratique, qu’il ne faut pas y voir qu’un acte que nous appelons mutilation, puisque la pratique entre dans le cadre d’une initiation. Une réflexion que je trouve complètement paradoxale et dangereuse car elle contribue à pérenniser l’excision. Si des leaders, femmes de surcroît, tiennent ce genre de discours, cette pratique a encore de beaux jours devant elle. Donc il ne faut pas simplement axer la sensibilisation sur les analphabètes, mais aussi sur les citadins et les intellectuels. »

 

Idrissa, Burkinabé, 23 ans

« La tradition est en cause »

« La tradition est beaucoup trop ancrée dans l’esprit des gens, surtout dans les petits villages et quartiers des zones reculées. Car elle s’est transmise de génération en génération. Il est donc difficile pour les exciseuses de faire une croix sur ce qui représente, pour elles, un héritage de leurs ancêtres. C’est pour ça qu’elles le font en cachette. Par ailleurs, ce qui tend à perpétuer l’excision dans les villages, c’est la fin des excisions médicalisées, qui a poussé les femmes à se rendre chez des exciseuses traditionnelles dans des coins reculés. »

 
Source : www.afrik.com
par Laurent Bague publié dans : Actualités
Mercredi 26 octobre 2005

Bon c’est vrai que j’ai longtemps hésité à acheter une telle machine, cela me paraissait inutile au début, mais en habitant maintenant dans une petite ville ou le pain est plus que moyen, j’ai tout de suite apprécié de genre de machine. J’en ai donc acheté une il y a quelques mois, j’ai tout de suite opté pour une bonne marque car il faut savoir que les prix varient de 40€ à 120€. Le principe de cette machine est de préparer du pain en insérant tous les ingrédients nécessaires dans le pétrin, le reste se fait tout seul. Il y a bien sur plein de fonction comme la programmation de la fin de cuisson à l’heure du réveil, et des modes de pétrissage, confitures, tous les types de pains…


C’est en général assez long (environ 3h sauf le mode rapide 1h qui donne plus du pain de mie) c’est pour ça que l’idéal est de le faire la nuit. C’est vraiment agréable d’avoir du pain chaud le matin, et une bonne odeur de boulangerie dans la cuisine. En plus c’est économique, pour faire un pain bio de 1Kg, cela me revient à environ 0,80€ au lieu de 3€ au moins.

 

On peut faire toutes les recettes que l’on désire, avec céréales, noix, raisins, tomates séchées, herbes… En fonction de vos goûts ! Je ne vais pas donner de recette spéciale, vous en trouverez déjà pleins sur ce site.

 

Alors n’hésitez pas si vous n’avez pas de boulangerie dans le coin, ou qu’elle n’est pas terrible, c’est un investissement vite rentabilisé avec la possibilité d’avoir toujours du pain chaud en fonction de ses goûts !


 

par Laurent Bague publié dans : Cuisine
Samedi 22 octobre 2005

J’ai décidé aujourd’hui de vous parler d’une association (couleurs de Chine) qui s’occupe de la scolarisation des enfants de famille pauvres de l’ethnie Miao en Chine. Ils parrainent surtout des petites filles car dans ces régions rurales un garçon à encore aujourd’hui plus de valeur qu’une fille, et la famille ne disposant que de très peu d’argent, l’éducation va en priorité aux garçons. Il faut savoir que comme toutes les ethnies minoritaires de chine, la politique de l’enfant unique n’est pas appliquée.

Cette association recherche donc des fonds et des parrains pour financer l’éducation des enfants des familles les plus en difficulté. Cela représente pas grand-chose pour nous (50€/enfant/an) mais pour ces familles des régions rurales, cela peut atteindre la moitié des revenus annuels, la plupart se privent totalement pour que leurs enfants accèdent à l’éducation. Mais vous pouvez aussi faire des dons directs pour reconstruire des écoles comme celle de Gaoliao sur la photo, ou financer l’équipement de base.

 J’ai personnellement commencé le parrainage d’une petite fille Miao, elle s’appelle Yang MeiYang (au début je ne pensais pas qu’il y avait un contact direct entre le parrain et le filleul, j’ai été surpris en recevant sa photo). J’espère qu’elle accèdera ainsi à l’éducation minimale pour vivre en société, et peux être prolonger plus loin si elle est douée dans un domaine.
 
L’ethnie de Miao est composée de 9 millions d’individus vivant principalement dans le Sud de la Chine, leur habitat est constitué de maisons sur 2 étages en bois souvent perché sur les flans de collines entourés de rizières. Cette Ethnie est principalement connue pour ces coutumes qu’elle tente de préserver, et notamment les magnifiques costumes utilisés lors des cérémonies.
 
J’espère pouvoir m’occuper de cette association en tant que bénévole une fois en Chine, à l’antenne locale de nanjing. Il va falloir trouver des moyens de récolter de l’argent et trouver de nouveaux parrains, par exemple faire une exposition photo, du commerce équitable avec l’artisanat des différentes ethnies de Chine et l’Europe… ça sera la première fois pour moi que je m’occuperais d’une association. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à laisser un petit mot ou à me contacter.
par Laurent Bague publié dans : Actualités
Vendredi 21 octobre 2005
En construction !


par Laurent Bague publié dans : Contact me
Mardi 11 octobre 2005

Voici un petit article pour ceux qui voudraient s’initier dans l’apprentissage du chinois, ou plus précisément du mandarin qui est la langue officielle de la république populaire de Chine (aussi appelé dialecte de pékin, putonghua…) à ne pas confondre avec certains dialecte comme le Shanghaien, le Cantonais, le Hongkongais qui s’écrivent pareil mais je prononcent différemment (Sauf pour le Hongkongais qui utilise les caractères traditionnels et non les « simplifiés »). Bref, le mandarin est normalement enseigné partout et la majorité de la population le comprend, à part bien sur dans les campagnes reculées ou des dialectes locaux le remplace.

 

C’est une langue qui dans le principe est assez simple, surtout pour nous français qui sommes habitués a une langue complexe, je trouve étonnant qu’à 24 ans je me pose encore la question comment écrire tel ou tel mot, cela alimente souvent des discutions ! Alors imaginez la difficulté pour un étranger ! Le chinois est plus facile en apparence, une grammaire très simple, pas de conjugaison, des structures de phrases réduites au maximum… Le seul souci est qui faut savoir le lire et l’écrire ! Car si vous ne connaissez pas un caractère, il vous sera impossible de le prononcer, par contre avoir une idée de sa signification c’est des fois possible.

 

Chaque caractère représente un son ou syllabe, ils peuvent seuls ou à plusieurs pour former un mot. Personne ne connaît le nombre exact de caractères existants, par contre avec une connaissance de 2 000 caractères, vous commencerez à être très à l’aise pour lire un journal, tenir une discussion, etc… Chaque caractère est composé d’une « clé » qui permet de le classer par catégorie et fonction de sa signification. Certaines associations d’éléments peuvent former des choses intéressantes, par exemple pour écrire le mot « paix : an » il faut associer la clé du toit sur le caractère de la femme !




Pour ce qui est de compter, c’est très facile, il suffit de connaître les chiffres de 1 à 10, 100 et 1000 pour savoir compter jusqu’à 9 999. Par exemple pour écrire :

 

27 : « deux dix sept » : er shi qi

657 : « six cent cinq dix sept » : liu bai wu shi qi

Facile !
 

Pour ceux qui veulent s’initier, je recommande vraiment les bouquins d’assimil, le chinois sans peine tome 1 et 2 avec les CD audio. J’ai personnellement terminé cette méthode, on doit en théorie connaître 800 caractères ce qui est déjà bien pour un début, malheureusement je perd vite faute de pratique. Les 2 tomes regroupent une centaine de leçons ce qui fait pour quelqu’un de travailleur 4 mois de boulot tous les soirs pendant 1h, personnellement j’ai mis 1 an ! Car je n’arrivais pas à travailler tous les soirs.

On peut aussi le compléter par la méthode d’écriture qui décompose les ordres d’écriture de chaque caractère rencontré pendant les leçons. Les Cd audio sont très importants car la prononciation est une grande difficulté du chinois, avec 5 tons différents. Par exemple mai prononcé avec un certain accent veut dire acheter et un autre accent veut dire vendre…

 

Il existe certains sites ou l’on peut avoir pleins d’infos sur le sujet

Et puis si cela vous prend de partir dans une université en Chine pour apprendre la langue comme moi, allez faire un tour sur Educhine !

 

Pour écrire le chinois sur ordinateur avec un clavier à alphabet n’est à priori par très simple, pourtant il existe certains outils d’émulation de saisie si on tape son texte en pinyin. Voici pour simplifier ce que l’on trouve pour le pack office :

 

Pour Office XP, il suffit d’installer le pack gratuit Microsoft IME

Pour Office 2003, j’ai eu du mal à trouver, mais il faut installer le logiciel payant Microsoft Proofing Tools 2003. Il permet aussi d’écrire en japonais, coréen, arabe…

par Laurent Bague publié dans : Actualités
 

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