De quel bois je me chauffe ?

Publié le par Laurent Bague

Voici une question vraiment d’actualité, que faire pour se chauffer avec cet hiver qui arrive à grands pas avec le prix du fioul (et indirectement les autres énergies) qui augmente ? Je ne vais pas expliquer en détail les différents principes qui existent, cela serait trop long et déjà fait. Je vais plutôt proposer différentes techniques en fonction de votre lieu d’habitation.

 

Un des premiers points important avant de changer de mode de chauffage est de s’assurer de disposer d’un logement bien isolé. Double, voire triple vitrage, isolation renforcée partout et surtout les combles que l’on oublie parfois, étanchéité des portes, etc … Bien sur il existe différentes façon de s’isoler de manière écologique à la place du polystyrène non recyclable, et de la laine de roche forte consommatrice en énergie grise (i.e. énergie nécessaire à sa fabrication). Vous pouvez par exemple utiliser du chanvre, des rouleaux de laine ou de plumes, du torchis, etc …

 

Après avoir fait pas mal de recherches, et avec des retours d’expériences, voici ce que je peux proposer en fonction des différents types de logements :

 

Appartement en ville :

 

C’est le cas le plus compliqué, car cela dépend souvent de volontés politiques d’aménagement. Si le gaz de ville est installé, la solution la plus économique à court terme est d’utiliser une chaudière haut rendement (> 90%) à condensation. Il est possible d’avoir aussi du chauffage géothermique, ou la chaleur des usines d’incinération par l’intermédiaire de réseaux urbains. Pour les plus motivés, un poêle à bois haut rendement automatique fonctionnant avec des granulés que l’on se fait livrer par sacs de 25 litres, c’est la solution que je préfère, mais il faut se fournir en combustible !

 

Maison banlieue, ou petite ville :

 

Si on dispose d’un peu de terrain, on a la possibilité d’utiliser le chauffage géothermique par l’intermédiaire d’une pompe à chaleur. Il faut disposer d’un chauffage par le sol base température que l’on raccorde à un échangeur enterré dans le jardin. C’est le principe du frigo à plus grande échelle, l’intérieur du frigo représente dehors, et l’échangeur derrière le frigo représente le plancher de la maison ! L’échange dans le sol peut se faire par un réseau de tuyaux enterrés à faible profondeur mais sur une surface équivalente à la surface de l’habitation, ou une sonde enterrés à 100m de profondeur ou dans un puit.

 

Il existe une variante moins coûteuse, c’est l’aérothermie, au lieu de prendre les calories dans le sol, on les prend dans l’air par l’intermédiaire d’un échangeur qui ressemble à une clim. L’inconvénient c’est que cette « clim » peut faire du bruit, c’est moins esthétique, et moins efficace pour les hivers rudes.

 
Source :
 
 

Maison de campagne :

 

Dans ce cas la question ne se pose même pas, le chauffage au bois est idéal, pratique, économique, ressource locale, fort pouvoir de chauffe… Il ne faut pas vous imaginer que je parle d’une cheminée au rendement minable, je parle plutôt de chaudières à haut rendement, poêles à rayonnement…

Pour les chaudières c’est assez simple, on remplace la chaudière classique par celle au bois pour chauffer un réseau de radiateurs. Pour les poêles, il peuvent fonctionner aussi en chaudière, mais surtout ils on maintenant un pourvoir rayonnant, c'est-à-dire qu’ils vont chauffer les murs et pas l’air. Donc il en résulte un confort de chauffe optimal avec des gradients de température max de 2°C entre le poêle et l’autre bout de la maison. Cela ne provoque pas le problème des cheminées ou l’on cuit à coté et on à froid la pièce voisine.

Il existe ensuite différents combustibles suivant les besoins et la disponibilité locale (Granulés de bois, bois déchiqueté, plaquettes, bûches, céréales, noyaux de fruits…)

 
Sources :

ADEME Données générales, aides financières

ITEBE Actualités de la filière, pratiques, annuaires de professionnels

Salon du Bois Le Salon à ne pas manquer, tous les derniers modèles exposés

 
 

Tous ces dispositifs qui favorisent les énergies renouvelables sont ouverts à un crédit d’impôt de 40% sous certaines conditions, et d’une TVA à 5,5% pour les travaux. Le mieux est de contacter l’espace info énergie le plus proche de chez vous.

 
 

Voici un petit tableau récapitulatif (source ITEBE) du coût des différentes énergies, il date de 2002, donc le coût du fioul est largement à réévaluer, on arrive maintenant à un coût du KWh de 0.06€, soit presque aussi cher que l’électricité !

 

Bien sur chaque cas est différent, certains arriveront à se passer de chauffage comme pour les habitats dits passifs, d’autres utiliseront des panneaux solaires, etc… Cet article est simplement une idée générale, il ne s’appliquera bien sur pas à tout le monde, mais si vous voulez des conseils, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

 

Publié dans Environnement

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rossi 17/10/2005 19:34

on est en 2005 bientot 2006
il faudrait reactualiser le diagramme.