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Lundi 28 novembre 2005

Voila une petite astuce pour limiter les emballages des produits de base comme le riz, les pâtes, les céréales, raisins secs, lentilles, etc… Il faut d’abord se procurer ces produits en vrac (moins cher car pas d’emballage et de marketing) auprès de certaines grandes surfaces et la chaîne de magasins biocoop. Personnellement j’utilise des sacs en papiers du style des marchés que je garde à chaque fois pour faire le plein.

Ensuite on récupère des vieux bocaux à conserve pour faire le contenant, pour ceux qui n’en ont pas, ou qui n’ont pas de vielles étagères remplis de ces bocaux chez la grand-mère, il est facile et pas cher de s’en procurer à Emmaeus. J’ai pratiquement acheté tous les miens là-bas pour trois fois rien, alors que ça coûte assez cher dans le commerce.

 Après vous pouvez ajouter une petite touche déco supplémentaire en achetant de jolis bocaux en brocante, plus difficiles à trouver, notamment ceux qui sont en verre vert avec un opercule en céramique blanche. Ensuite installez-les sur une étagère de votre cuisine à coté des piments qui sèchent, c’est très sympa ! (Parce que pour l’instant j’ai pas eu le temps de les ranger, et c’est un peu le bordel !)
par Laurent Bague publié dans : Environnement
Samedi 26 novembre 2005

Comment faire pour moins consommer d’énergie pour s’éclairer ? La plupart des gens connaissent les lampes basses consommation, mais malheureusement elle est encore très peu utilisée, c’est dommage car si toutes les lampes étaient remplacée par des lampes à économie d’énergie (à la place des halogènes et des incandescences), on pourrait se passer en France d’un réacteur nucléaire, c’est loin d’être négligeable !

 
Mais il existe aussi un autre système un peu moins connu, les lampes à LED. Elles ont commencé leurs apparition en masses dans les produits nécessitant un éclairage et une faible consommation comme les lampes torches, ou les lampes solaires de jardins, mais aussi pour remplacer les feux de signalisation, et voiture, etc… On trouve maintenant des lampes à LED pour la maison qui remplacent essentiellement les spots halogènes. Car il est difficile de faire de grosses sources lumineuses comme un halogène de 300W avec des LED, le principe est de réaliser de multiples sources lumineuses qui sont très à la mode.
 
L’avantage économique et écologique est sans appel, car la consommation de ces lampes ne représente que quelques Watts, c’est dérisoire comparé à un halogène. En plus elles ont une durée de vie quasi illimité et donc un avantage supplémentaire pour l’environnement. Voici un petit comparatif de différentes sources pour un éclairage type spot équivalent :
 
 
Halogène (spot)
Incandescence
économie d'énergie
LED

Puissance (W)

35
20
7
1

Coût initial

7
1
7
15

Durée de vie (h)

1 000
1 000
5 000
100 000

Consommation annuelle en KWh
(1500h/an)

52,5
30
10,5
1,5
 

Coût énergétique annuel (€)

3,675
2,1
0,735
0,105

Coût sur 10 ans (€)
(consommation et remplacement)

106,75
31
21,35
16,05

Coût sur 30 ans (€)
(consommation et remplacement)

320,25
93
64,05
18,15
 

On voit tout de suite l’avantage économique des lampes à LED, avec leur consommation négligeable, le surcoût de l’achat est très vite remboursé. Faites les calcul pour votre maison, si vous disposez de nombreux éclairages type spot, vous économies seront plus que négligeables et l’investissement rentabilisé en moins de 2 ans.

 La ville de Grenoble a remplacé tous ses feux de signalisation par des lampes à LED, l’investissement à été vite rentabilisé et elle fait des économies sur sa facture d’énergie de plusieurs centaines de milliers d’euros par an ! Sans parler du fait qu’elle ne change jamais ses ampoules maintenant.
 

Elles sont encore difficiles à se procurer, mais on en trouve une gamme assez complète sur le site de CONRAD, alors tentez l’expérience !

par Laurent Bague publié dans : Environnement
Mercredi 5 octobre 2005

Pour ceux qui sont sensibles à la protection de l’Environnement, le fait de recevoir des prospectus par la poste ou par mail est désagréable. Cela représente une consommation de papier phénoménale qui outre le fait d’utiliser le bois des forets de façon inutile, c’est aussi une consommation d’énergie pour la production, la distribution, le recyclage :

 
Pour 40Kg de prospectus, il faut :
 

- 20 à 40 kg de bois,
- 200 à 600 litres d'eau,
- 120 à 240 Kwh d'électricité,
- encre avec des métaux lourds,

- des adjuvants et colorants.
 

Le volume total de ces prospectus est estimé à environ 40Kg/an/foyer, avec en plus un coût qui vous est totalement facturé pour quelque chose que vous ne voulez pas.

 

- Production et distribution payée lors de vos achats dans les magasins.

- Recyclage et traitement à votre charge sur votre taxe d’ordures ménagères.

 

Si vous ne souhaitez plus recevoir de pubs (mais toujours les informations municipales par exemple), accolez cet autocollant distribué par l’ADEME, et ça marche. Vous pouvez vous le procurer dans votre mairie, ou en faire un vous-même !

 

Vous aurez plus d’informations sur le site de l’ADEME

Autocollant gratuit supermarchés Champion

 

Une autre source de désagrément, ce sont les fax non sollicités, il existe une façon simple d’y remédier. Car il faut savoir que ce « spamming » est totalement illégal sans votre accord préalable, pour cette raison vous pouvez envoyer le courrier suivant en indiquant vos coordonnées et surtout le numéro de fax à l’adresse mail de la pub envoyée (il y en a une la plupart du temps) et je peux vous dire que c’est efficace, après quelques mails, vous n’aurez plus de pub car ils doivent effacer vos coordonnées de leurs listes. En plus ça leur fait pas de mal de leurs rappeler la loi et ce qu’ils risquent à faire cette pratique.

 
 

OBJET : Je m'oppose à recevoir des télécopies non sollicitées

 
Madame, Monsieur,
 

Je viens de recevoir une (ou des) télécopie(s) à caractère publicitaire de votre société (copie ci-jointe) alors que je ne vous ai en aucun cas autorisé à me démarcher ainsi.

 

Je vous rappelle que l'article L34-5 du code des postes et des communications électroniques interdit toute prospection directe, par voie de télécopie, d'une personne physique qui n'a pas au préalable exprimé son consentement à être démarchée.

 

Je vous rappelle également que l'article R10-1 de ce même code punit de 750 € d'amende tout message adressé en infraction à ces dispositions. Dès lors, j'exige que vous procédiez à la radiation de mon numéro de télécopieur (indiquez votre numéro) qui figure dans vos fichiers.

 

Si ce courrier demeurait sans réponse, je ne manquerai pas de déposer une plainte auprès du procureur de la République.

 

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

par Laurent Bague publié dans : Environnement
Mardi 27 septembre 2005

Voici une question vraiment d’actualité, que faire pour se chauffer avec cet hiver qui arrive à grands pas avec le prix du fioul (et indirectement les autres énergies) qui augmente ? Je ne vais pas expliquer en détail les différents principes qui existent, cela serait trop long et déjà fait. Je vais plutôt proposer différentes techniques en fonction de votre lieu d’habitation.

 

Un des premiers points important avant de changer de mode de chauffage est de s’assurer de disposer d’un logement bien isolé. Double, voire triple vitrage, isolation renforcée partout et surtout les combles que l’on oublie parfois, étanchéité des portes, etc … Bien sur il existe différentes façon de s’isoler de manière écologique à la place du polystyrène non recyclable, et de la laine de roche forte consommatrice en énergie grise (i.e. énergie nécessaire à sa fabrication). Vous pouvez par exemple utiliser du chanvre, des rouleaux de laine ou de plumes, du torchis, etc …

 

Après avoir fait pas mal de recherches, et avec des retours d’expériences, voici ce que je peux proposer en fonction des différents types de logements :

 

Appartement en ville :

 

C’est le cas le plus compliqué, car cela dépend souvent de volontés politiques d’aménagement. Si le gaz de ville est installé, la solution la plus économique à court terme est d’utiliser une chaudière haut rendement (> 90%) à condensation. Il est possible d’avoir aussi du chauffage géothermique, ou la chaleur des usines d’incinération par l’intermédiaire de réseaux urbains. Pour les plus motivés, un poêle à bois haut rendement automatique fonctionnant avec des granulés que l’on se fait livrer par sacs de 25 litres, c’est la solution que je préfère, mais il faut se fournir en combustible !

 

Maison banlieue, ou petite ville :

 

Si on dispose d’un peu de terrain, on a la possibilité d’utiliser le chauffage géothermique par l’intermédiaire d’une pompe à chaleur. Il faut disposer d’un chauffage par le sol base température que l’on raccorde à un échangeur enterré dans le jardin. C’est le principe du frigo à plus grande échelle, l’intérieur du frigo représente dehors, et l’échangeur derrière le frigo représente le plancher de la maison ! L’échange dans le sol peut se faire par un réseau de tuyaux enterrés à faible profondeur mais sur une surface équivalente à la surface de l’habitation, ou une sonde enterrés à 100m de profondeur ou dans un puit.

 

Il existe une variante moins coûteuse, c’est l’aérothermie, au lieu de prendre les calories dans le sol, on les prend dans l’air par l’intermédiaire d’un échangeur qui ressemble à une clim. L’inconvénient c’est que cette « clim » peut faire du bruit, c’est moins esthétique, et moins efficace pour les hivers rudes.

 
Source :
 
 

Maison de campagne :

 

Dans ce cas la question ne se pose même pas, le chauffage au bois est idéal, pratique, économique, ressource locale, fort pouvoir de chauffe… Il ne faut pas vous imaginer que je parle d’une cheminée au rendement minable, je parle plutôt de chaudières à haut rendement, poêles à rayonnement…

Pour les chaudières c’est assez simple, on remplace la chaudière classique par celle au bois pour chauffer un réseau de radiateurs. Pour les poêles, il peuvent fonctionner aussi en chaudière, mais surtout ils on maintenant un pourvoir rayonnant, c'est-à-dire qu’ils vont chauffer les murs et pas l’air. Donc il en résulte un confort de chauffe optimal avec des gradients de température max de 2°C entre le poêle et l’autre bout de la maison. Cela ne provoque pas le problème des cheminées ou l’on cuit à coté et on à froid la pièce voisine.

Il existe ensuite différents combustibles suivant les besoins et la disponibilité locale (Granulés de bois, bois déchiqueté, plaquettes, bûches, céréales, noyaux de fruits…)

 
Sources :

ADEME Données générales, aides financières

ITEBE Actualités de la filière, pratiques, annuaires de professionnels

Salon du Bois Le Salon à ne pas manquer, tous les derniers modèles exposés

 
 

Tous ces dispositifs qui favorisent les énergies renouvelables sont ouverts à un crédit d’impôt de 40% sous certaines conditions, et d’une TVA à 5,5% pour les travaux. Le mieux est de contacter l’espace info énergie le plus proche de chez vous.

 
 

Voici un petit tableau récapitulatif (source ITEBE) du coût des différentes énergies, il date de 2002, donc le coût du fioul est largement à réévaluer, on arrive maintenant à un coût du KWh de 0.06€, soit presque aussi cher que l’électricité !

 

Bien sur chaque cas est différent, certains arriveront à se passer de chauffage comme pour les habitats dits passifs, d’autres utiliseront des panneaux solaires, etc… Cet article est simplement une idée générale, il ne s’appliquera bien sur pas à tout le monde, mais si vous voulez des conseils, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

 

par Laurent Bague publié dans : Environnement
Jeudi 22 septembre 2005

Je travaille actuellement dans un bureau d'études pour développer des projets éoliens, je me suis souvent posé la question comment aborder ce sujet, et je n'ai rien trouvé mieux que cette lettre ouverte aux opposants de l'éolien qui sont souvent les premiers à être pour, mais…

 

" Nous sommes dans une démocratie et j’en suis très heureux. Cela ne m’empêche pas d’être profondément choqué par l’attitude de groupes de personnes luttant a priori contre les éoliennes. Quel monde voulons-nous laisser à nos enfants ? Un monde dont les ressources fossiles auront été épuisées par quelques générations d’occidentaux ? Un monde qui ne saura quoi faire de ces déchets nucléaires ? Un monde qui vivra au rythme régulier de marées noires ?

Modestement, mais très certainement, les éoliennes peuvent participer à créer un monde plus propre et plus doux pour nos enfants. Elles participent déjà à cet avenir plus renouvelable : ainsi, avec 25 000 mégawatts installés en Europe, ce sont les besoins électriques domestiques de 25 millions d’européens qui sont satisfaits.

Vous invoquez la monstruosité des éoliennes. La monstruosité n’est pas une affaire de dimension. En revanche, nos consommations énergétiques sont elles effectivement énormes comparées à celles de la quasi totalité des habitants de notre Planète et régulièrement monstrueuses avec leurs cortèges de dévastations (Prestige, Amoco Cadiz, Tchernobyl, ...).

Dans l’état actuel des choses, nous nous devons d’assumer nos consommations d’électricité. La production moyenne d’une éolienne d’aujourd’hui c’est la consommation électrique de 600 à 2 000 personnes, chauffage électrique inclus. Ce n’est pas rien ! Le nombre de personnes percevant un parc éolien (rayon de quelques kilomètres) est en règle générale du même ordre de grandeur que celui des personnes dont la consommation électrique moyenne est fournie par ces éoliennes : les parcs éoliens sont à échelle humaine.

Refuser l’implantation des éoliennes sous prétexte d’investisseurs privés est caricatural : qui fournit notre eau ou notre alimentation ? qui nous transporte ? Il n’existe aucun monopole de la production d’électricité éolienne. Aujourd’hui, les projets éoliens sont développés soit par investisseurs privés, soit par EDF, soit par des particuliers regroupés. Ces derniers passent alors du rôle de clients et de spectateurs à celui d’acteurs. Mais le type d’investisseurs n’a rien à voir avec la qualité des projets éoliens.

Implanter des éoliennes ne se fait pas à la légère. Comme pour tout aménagement d’aujourd’hui, toute une panoplie de règlements, servitudes, règles techniques et recommandations encadre et limite considérablement leur implantation. De même des chartes, des schémas, et autres documents de planification organisent le développement des parcs éoliens. Installer des éoliennes passe par la réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement et est soumis à enquête publique ; le permis de construire est délivré par le Préfet de département. Cet ensemble constitue autant de garde-fous.

Le kilowattheure éolien est aujourd’hui acheté par Electricité De France à un prix bonifié. Cette valorisation est « juste » car c’est le consommateur qui la paie (indirectement, il est vrai) et non pas le contribuable. Elle est juste aussi dans le sens où elle ne réserve aucune surprise : le prix du démantèlement des éoliennes est inclus dans ce prix ; ce prix ne fluctuera pas non plus avec le cours du dollar ou du baril de pétrole, ou bien avec celui des embargos, ou bien avec celui de la gestion des déchets.

Les aides directes accordées aux énergies renouvelables sont dérisoires : en France, elles sont actuellement 50 fois moins importantes que celles accordées aux énergies traditionnelles. Cette bonification du kWh éolien est un rattrapage partiel de cet énorme décalage.

Pourquoi opposer les énergies renouvelables ? Elles sont avant tout complémentaires. Elles sont complémentaires dans le temps : lorsque le vent ne souffle pas, le soleil peut briller ; et si ces énergies de flux ne sont pas disponibles, l’eau stockée peut les remplacer à moins que ce ne soit la chaleur de la terre ou la biomasse. Elles sont également complémentaires dans l’espace, et bien plus que les énergies fossiles qui elles sont très localisées (avec notamment tous les conflits que cela engendre).

Si le vent fluctue, et donc avec lui la production d’électricité éolienne, celle-ci est prévisible (et cela change tout pour le gestionnaire du réseau électrique). Prévisible à l’échelle de l’année, elle l’est aussi parfaitement à l’échelle de quelques jours et de quelques heures, aussi précisément que les prévisions météorologiques le permettent.

De façon plus générale, il y a également plus de vent en hiver et le jour, aux moments donc où nos consommations électriques sont les plus fortes.

La filière énergie éolienne est aujourd’hui une filière performante et efficace. Force est de constater que l’énergie éolienne possède l’avantage d’être une énergie quand même relativement concentrée : pour remplacer une éolienne d’aujourd’hui, il faut plusieurs hectares de photopiles. Promouvoir la décentralisation systématique de la production, l’autonomie pour l’autonomie (qui, dangereusement, peut rimer avec le refus de toute solidarité) peut environnementalement s’avérer négatif.

L’énergie éolienne ne consomme pas de combustibles ; en revanche elle consomme des emplois. Aujourd’hui plus de 100 000 personnes travaillent dans la filière en Europe. On peut escompter 30 000 emplois en France en 2010.

Les éoliennes ne craignent pas les canicules car elles n’ont pas besoin d’eau pour être refroidie. Les éoliennes encaissent parfaitement les tempêtes (arrêt automatique au-delà de 100 km/h) ; en revanche, les réseaux électriques se relèvent eux souvent mal après les tempêtes. Il est bon de rappeler pourquoi l’on développe l’énergie éolienne. La lutte contre le réchauffement planétaire n’est pas une mince affaire. Les dérèglements climatiques semblent déjà en route. La France, tout comme de nombreux pays européens, a pris des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’énergie éolienne est un moyen de produire de l’électricité sans rejet de gaz carbonique. Mais aussi un moyen de production locale, sans danger pour les populations d’aujourd’hui ou de demain.

Et puis implanter un parc éolien n’est pas irréversible : dans 20 ou 30 ans, si nos enfants font d’autres choix et/ou trouvent d’autres solutions, les éoliennes seront enlevées, le site remis en état et son occupation (le plus souvent agricole) se poursuivra comme si de rien n’était. Accuser l’énergie éolienne de polluer par le biais du complément d’énergie fossile nécessaire lorsque le vent ne souffle pas est une vision partiale. EDF inclut-elle la production de CO2 de ses centrales au fioul ou au charbon dans son kilowattheure nucléaire ? Et demain, le complément à l’éolien pourrait être photovoltaïque, hydroélectrique, issue de cogénération biomasse ...

Il y avait 20 000 moulins à vent en France en 1 800. L’implantation de 20 000 éoliennes correspondrait aujourd’hui à une puissance installée de 30 000 mégawatts environ, soit en termes d’énergie délivrée l’équivalent de plus d’une dizaine de tranches de centrale nucléaire. Ce n’est pas rien ! Bien sûr les dimensions des éoliennes ne sont pas comparables à celles des moulins à vent. Mais nos routes et autoroutes sont-elles comparables aux chemins d’il y a deux siècles ?

La France s’est engagée, dans le cadre d’une directive européenne, à porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 21% en 2010 (15% pour les barrages hydrauliques, et 4 à 5% pour l’éolien). Le scénario négawatt (www.negawatt.org) montre par ailleurs que 50% de nos consommations peuvent être évités d’une part en consommant avec modération et d’autre part en utilisant l’énergie avec efficacité. Ce parc de barrages et d’éoliennes pourrait donc, au delà de 2010, fournir plus de 40% de notre électricité. Ce n’est pas rien !

Sans défendre le progrès pour le progrès (ce n’est pas cela le développement durable), force est de constater que la nouveauté inquiète parfois. Les exemples sont nombreux : refus des premiers trains, rejet de la Tour Eiffel ou de la pyramide du Louvre, ... Mais les éoliennes ne sont plus des nouveautés, sauf en France ! Plus de 50 000 grandes éoliennes tournent à travers le monde, certaines depuis plus de 20 ans. Leurs effets sur les oiseaux, leurs émissions sonores ont été analysés longuement ; les nouvelles éoliennes et les parcs éoliens récents bénéficient de ce retour d’expériences.

Vous qui luttez contre l’implantation de parcs éoliens, à qui profitent vos actions ? Poser la question c’est peut être y répondre ! Nous sommes dans un contexte concurrentiel. Si notre électricité n’est pas produite par des éoliennes et d’autres énergies renouvelables, par quel moyen demain le sera t’elle ?

Si votre lutte est pour des parcs éoliens de qualité, je vous rejoins. L’énergie éolienne est une énergie propre et renouvelable, qui ne génère aucun déchet, qui ne pollue ni les eaux, ni l’air, ni les sols. La plupart des professionnels de l’éolien s’emploie à ce que les parcs éoliens soient irréprochables sur le plan environnemental.

Les parcs éoliens sont des lieux ouverts, sans clôtures. Venez-vous mêmes écouter les éoliennes. Venez vous-mêmes admirer les éoliennes. Jusqu’à preuve du contraire, les visiteurs en repartent rassurés (s’ils avaient besoin de l’être) et confiants. Permettez-moi de vous y inviter. "

novembre 2003, Zéphirin Phebus.


Pour de plus amples informations, il existe quelques sites sur le sujet :

 
 

par Laurent Bague publié dans : Environnement
 

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