Non aux BASM !

Publié le par Laurent Bague

Les bombes à sous-munitions (BASM) sont une catégorie de munitions destinée à « arroser » un large périmètre. Leur principe est simple : un gros conteneur (bombe, obus, missile, roquette), est rempli de bombelettes (les sous-munitions). Le conteneur s’ouvre et disperse les sous-munitions au dessus d’une zone, créant ainsi un tapis d’explosions pouvant couvrir plusieurs hectares !




UNE MENACE PERMANENTE POUR LES POPULATIONS CIVILES :

Les civils qui vivent et travaillent dans les zones touchées risquent d’être tués ou mutilés pendant les bombardements.

De plus, entre 5 et 30% des sous-munitions n’explosent pas à l’impact : gisant sur le sol, dans les arbres ou sur le toit des maisons, elles se transforment, de facto, en véritables mines antipersonnel, prêtes à exploser au moindre contact.

Elles font ainsi courir une menace mortelle aux populations civiles en cas de manipulation (lors de travaux agricoles, de déboisement, de reconstruction…). Attirés par les couleurs vives de certaines sous-munitions, les enfants sont particulièrement exposés au danger.

Pour les victimes, tuées ou mutilées des années parfois après la fin des conflits, il n’y a aucune différence entre une mine antipersonnel et une sous-munition non explosée.

UNE VIOLATION DU DROIT HUMANITAIRE :

En n’opérant aucune distinction entre cibles civiles et militaires, les bombes à sous-munitions violent les principes du droit international humanitaire. Pourtant, alors que les mines antipersonnel sont interdites, les bombes à sous-munitions sont massivement utilisées : au Kosovo, en Afghanistan ou en Irak, ce sont plusieurs millions de sous-munitions qui ont été déversées tuant et mutilant plusieurs milliers de personnes pendant et après les conflits.

UNE UTILISATION MASSIVE :

Près de 70 États stockent des sous-munitions dans leurs arsenaux. A eux seuls, les Etats-Unis en possèdent plus d’1 milliard !
La France, qui a utilisé des bombes à sous-munitions pendant la guerre du Golfe, en possède plusieurs modèles sophistiqués : roquettes à grenades, obus ogres et bonus, missiles Apach-Scalp... Les armées françaises (Terre et Air) ne comptent pas renoncer à ces armes dont l’efficacité, en terme de saturation, n’est plus à démontrer.

Devant l’ampleur des stocks détenus par ces pays, on est en droit de penser que, s’ils décidaient d’utiliser l’intégralité de leur stock, cela provoquerait une hécatombe comparable à celle provoquée par les mines antipersonnel.

Plus de 85 entreprises, dans 34 États, ont produit au moins 210 sortes de bombes à sous-munitions. Au moins 59 entreprises continuent à produire et à faire la promotion des systèmes à sous-munitions ou des sous-munitions. La moitié d’entre elles sont basées en Europe et 8 aux États-Unis.

Il apparaît, au vu des transferts d’armements que 9 pays ont contribué à la prolifération de cette menace en vendant à 46 États près de 30 sortes de systèmes d’armes à sous-munitions.


Faites aussi un geste en participant à la grande pyramide de chaussures le samedi 8 octobre dans 36 villes de France, et signez la petition.

 

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